D'où vient vraiment Le Cercle Placenoria ?
Un comptoir à grains, un marché modernisé, une porte restée fermée puis rouverte par une seule personne : voici d'où vient Le Cercle Placenoria.
Que faisait-on au 41, rue des Halles, avant les cartes ?
Bourg-en-Bresse a longtemps vécu de son marché : les négociants en grains pesaient et comptaient leurs sacs de blé et de maïs tout près des Halles, réglant leurs comptes en jetons avant l'arrivée des pièces sonnantes.
Le comptoir du 41 rue des Halles appartenait à l'un de ces négociants, connu du quartier pour la précision de sa balance autant que pour la sévérité de son compte en fin de semaine.
Le marché s'est modernisé ailleurs dans les années 1970, et le comptoir a fermé ses portes, laissant la pièce vide plusieurs années, poutres et plancher intacts.

1880
Un négociant en grains installe son comptoir rue des Halles.
1970
Le marché se modernise, le comptoir ferme.
1974
Une nouvelle porte s'ouvre sur la même pièce.
Qui est entrée la première dans le comptoir vide ?
Odile Ferrand grandit dans ce comptoir : sa famille y pesait le grain depuis deux générations, et elle y apprit à compter les jetons avant de savoir vraiment lire.
Quand son père ferme boutique en 1974, faute de repreneur, elle refuse de vendre : elle y installe trois tables et invite ses voisins du marché à revenir, une fois les Halles closes pour la journée.
Le Cercle Placenoria garde son prénom dans le registre du premier donneur, encore consulté certains soirs par les plus anciens habitués du quartier.

La famille Ferrand
Pesait le grain rue des Halles depuis deux générations.
1974
Trois tables remplacent les sacs de blé.
Le registre
Toujours conservé, encore feuilleté par les habitués.